
L'espoir lumineux
Le sourire, Cécile de France l'a depuis longtemps. On pourrait dire que c'est cela qui la caractérise : un sourire lumineux et gracieux qui illumine depuis près de 10 ans une filmographie populaire au sens noble. Danièle Thompson, Cédric Klapisch, Claude Miller... nombreux sont les réalisateurs qui ont su mettre en valeur l'aura de cette actrice belge au charme ravageur. Avant d'incarner Jeannine Deckers, la bonne sœur au célèbre surnom et à la ritournelle bien familière, Cécile de France se fait remarquer dans plusieurs comédies françaises acidulées (A+ Pollux avec Gad Elmaleh) avant de réellement émerger à travers le miroir que lui tend Cédric Klapisch dans L'Auberge espagnole : pour son interprétation d'Isabelle, personnage espiègle, charmante et résolument libre, l'actrice y gagne le "César du meilleur espoir féminin".
Une présence rayonnante
Depuis les grandes évasions aventureuses avec Le Tour du monde en 80 jours en passant par Haute tension, un film d'horreur à la française réalisé par un Alexandre Aja tout débutant, Cécile se cherche. Son meilleur atout demeure encore celui de la comédie où Etienne Chatillez lui confie un rôle de "Ch'ti" face à Vincent Lindon dans La confiance règne. Et ce sont les retrouvailles avec Klapisch pour Les poupées russes, suite de L'Auberge espagnole. Cette fois-ci, c'est le "César de la meilleure actrice dans un second rôle" qu'elle décroche. Rayonnante, Cécile de France l'est encore dans Fauteuils d'orchestre, film choral dans lequel elle illumine le quotidien d'Albert Dupontel ou de Valérie Lemercier par sa simple présence.
Vers un avenir radieux
Quand j'étais chanteur laisse enfin entrevoir un virage vers des rôles plus dramatiques : face à un Gérard Depardieu en chanteur de bal tout timide devant l'actrice, la jeune femme incarne un agent immobilier à la mélancolie touchante. Cette autre facette, l'actrice continue de l'explorer pour Claude Miller, dans Un secret, où elle est une amante passionnée au sein d'une famille juive au douloureux passé. Et c'est bien ce passé, funeste et méconnu, qui a intéressé l'actrice belge pour mettre en image le destin de Jeannine Deckers : projet long de 7 ans, Sœur Sourire sort enfin le 29 avril 2009 et s'attarde sur une icône populaire et atypique du patrimoine culturel. L'actrice a décidément de beaux jours devant elle.
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